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13.12.2005

Pour nos banlieues...

Juste un lien vers un article sur les banlieues "craignos" d'Helsinki!!

http://www.info-finlande.fr/Accueil.1.0.html?&tx_oxcs...

05.12.2005

Petits suicides entre amis

Chronique écrite par Frédérick:

Par ce titre, Arto Paasilinna nous esquisse une société finnoise, et plus globalement mondiale, atteint par le cynisme.

Cet auteur contemporain, né en Laponie Finlandaise en 1942, tour à tour bûcheron, ouvrier agricole, journaliste, poète et enfin romancier, écrit dans un style simple et franc. Il nous présente sa vision du système actuel du point de vue d’un citoyen de la classe moyenne.

Ses personnages principaux en sont d'ailleurs le reflet, ainsi Onni Rellonen, l'un des trois piliers de l'histoire, est un ancien chef d'entreprise raté qui a connu pas moins de quatre faillites, ou encore Mikko Heikkinen, le “capitaine en cale sèche”, malheureux propriétaire d'un navire tenant plus du rafiot auquel il a consacré sa vie et qui finira par le pousser au comble du désespoir et de l'alcoolisme.


 “Petits suicides entre amis” est l'histoire de deux suicidaires, le Président Onni Rellonen et le Colonel Kemppainen, qui se rencontrent fortuitement alors qu'ils allaient mettre fin à leurs vies de manière prématurée. De l’échec de leur tentative va naître une amitié basée sur des sentiments de désespoir commun.
De là, ils décident de rassembler tous les volontaires au suicide que peut compter la Finlande et de leur proposer un acte final collectif.
Ainsi, plus d'une trentaine de suicidaires vont se retrouver à bord d'un autobus afin de trouver la meilleure façon d'en finir et le lieu le plus approprié.
Grâce à ce bus, l'auteur nous invite à une visite touristique de la Finlande (et plus tard de l'Europe), en nous dépeignant région par région l'état social et économique du pays et c'est une formidable découverte profonde et réaliste que nul tour operator peut nous offrir.
On y découvre l'omniprésence de l'alcool et de ses ravages, les rituels du sauna, le récent passé commun avec la Russie, le passage à la mondialisation et enfin l'importance de l'impact psychologique du climat sur la population.
Si le thème du roman ainsi que la critique du système Finlandais peuvent paraître plutôt austère, l'auteur n'en oublie pas autant l'humour qui est présent à chaque instant, mêmes aux plus sombres.
La dérision du livre n'empêche pas pour autant la profondeur et la sincérité des sentiments des personnages, et le suicide reste au coeur du sujet, toujours présenté de manière simple sans faire de psychologie, complètement à nu et sans tenter de “guérir” ce mal.

Tous les personnages ont une bonne raison d'en finir et il n'est pas question d'en discuter mais plutôt de le vivre et de le partager.

Comme le dit le proverbe : “La mort est le meilleur moment de la vie, c'est pour ça qu'on le garde pour la fin.”

En conclusion nous avons affaire ici à un roman très sympathique et positif, certes ce n'est pas de la grande écriture et le scénario est parfois un peu capillotracté, mais il a pour lui de vous faire passer un bon moment, l'humour y est omniprésent, et de vous faire découvrir de l'intérieur la Finlande et son peuple.

Merci mon chéri de contribuer à enrichir ce site!!

04.12.2005

Mies vailla menneisyyttä

L'homme sans passé de Aki Kaurismäki

Grand prix du festival de Cannes 2002

"En débarquant à Helsinki, un homme se fait voler et frapper à mort. Lorsqu'il reprend conscience, il a perdu la mémoire. Sans argent et sans identité, il est aidé par les SDF de la ville."

 

Cette histoire est prétexte à dépeindre une réalité; la réalité des laissers pour compte, des oubliés de la société. Par l'aventure de cet homme qui a perdu la mémoire (bizarre coïncidence avec le livre de Diego Marani!), il montre en quoi la misère ou le désespoir peut être une source de rassemblement - On dit souvent que la guerre contre un ennemi commun est le seul moyen de rassembler les hommes -.

Contrairement au personnage de Diego Marani dans Nouvelle grammaire finnoise, notre amnésique trouve peu à peu la voie de la guérison grâce à la solidarité et l'amour.

C'est donc un film de l'espoir malgré des débuts peu enthousiastes. Le réalisme s'arrête pour laisser place à une comédie presque utopiste.

 

 

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